Dossiers - Articles philo et éducation

Lu pour vous

Manisfeste « Pauvreté et école, quelles priorités? »

En 2009, le Délégué général de la Communauté française aux Droits de l’Enfant produisait un rapport consacré aux incidences et conséquences de la pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles. Il y montrait que la pauvreté porte atteinte aux droits de l’enfant dans de nombreux secteurs de la vie en société, et d’abord à l’école. 

En savoir plus

L'environnement Lu pour vous

Suite et réflexion au débat sur la décroissance par Jean Cornil

Afin de poursuivre la réflexion relative à la "décroissance", nous avons le plaisir de publier le texte de Jean Cornil: "le long cheminement des objecteurs de croissance" Cet article fait suite à la conférence de Paul Ariès, auteur du livre "La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance", rédacteur au journal la décroissance.  

En savoir plus

Environnement Lu pour vous Philosophie

Conférence : « Percevoir le paysage » par Vincent Furnelle

La question du paysage - ou de l'aménagement du territoire : un débat citoyen.

En savoir plus

Les nouvelles pratiques philosophiques Lu pour vous Outils et méthodes pédagogiques

Entretien avec Marie France Daniel lors du colloque « Une si petite violence »

Marie-France Daniel est docteure en philosophie de l’éducation et professeure à l’Université de Montréal. Elle est chercheuse au Centre interdisciplinaire de recherche sur l’apprentissage et le développement en éducation (CIRADE) et chercheuse associée au Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES).

En savoir plus

Lu pour vous

« Une si petite violence » : Intervention de Monsieur Serge Robert aux rencontres Philo de ce 21 novembre 2009

Les rencontres Philo 2009 « Une si petite violence », produit d’un partenariat "Entre-vues" et CAL BW, se sont déroulées ce 21 novembre avec des intervenants de grande qualité. L'intervention de Monsieur Serge Robert a été très remarquée par nombre de participants. Il nous a donné la primeur de la recherche qu’il a menée à bien pour La Traversée, association qui s’est donné pour mandat d’œuvrer à la prévention de la violence par le biais de la philosophie avec les enfants. Le dispositif mis en place s'inscrit dans la perspective d'une éducation morale visant à prévenir la violence chez des enfants de 6 à 12 ans fréquentant des écoles de la région de Montréal (Canada). La recherche de Monsieur Robert avait pour objet d’évaluer les effets de ce programme sur le jugement moral des enfants. Les résultats sont, une fois encore, éloquents sur la pertinence d'un tel dispositif.  

En savoir plus

Lu pour vous

Développement du jugement moral et citoyen par la discussion à visée philosophique ?

Le rapport de recherche 2008-2009 (19 instituteurs et 400 élèves de 5 à 12 ans) est disponible. Vous en trouverez les références sur le site de la Revue française de pédagogie (INRP) : http://www.inrp.fr/editions/revues/revue-francaise-de-pedagogie  

En savoir plus

Le jeu Lu pour vous

JOUER : JOUIR du temps perdu

par ALAIN GUY Psychanalyste, Professeur en sciences de l’éducation à l’Université Paris VIII Dans cet article, Alain Guy plaide pour le “laisser jouer” comme moyen d'échapper à la société du contrôle permanent et comme moyen de retrouver le rapport au plaisir. Il nous rappelle également la fonction symbolique du jeu.

En savoir plus

Le jeu Lu pour vous Outils et méthodes pédagogiques Problèmes d’actualité Vivre ensemble / Droits de l’homme

Les jeux coopératifs

par Pascal DERU Rédacteur au Ligueur et à la revue Lecture, professeur en promotion sociale, formateur CEFA, formateur dans le domaine coopératif, responsable du magasin Casse-Noisettes. Dans ce texte, l’auteur présente les jeux de société coopératifs de façon militante et il opère un classement des jeux existants en les situant sur une échelle de complexité renvoyant à cinq mécanismes de mise en œuvre, à savoir : obéir au dé, découvrir l’intérêt à s’entraider, nécessiter une réflexion commune en vue de trouver la meilleure solution pour tous, valoriser la solidarité et l’interdépendance, valoriser la réflexion d’ordre éthique sur les moyens utilisés pour gagner et réfléchir sur les effets à long terme des actions à entreprendre pour gagner….voilà qui rappelle l’échelle de Kohlberg ! (Paru dans EV 53, 06/2002)

En savoir plus

Lu pour vous

Conférence de M. Wieviorka sur la diversité

Le 20.11.2008 au CAL Communautaire En cette année du dialogue interculturel, voici l’écho d’une conférence organisée par le CAL communautaire le 20 novembre. L’invité était Michel Wieviorka, successeur d’Alain Touraine et directeur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, venu nous présenter son Rapport sur la diversité.  Le sociologue français est connu pour ses travaux consacrés à la violence, au terrorisme, aux mutations de la société, il est généralement classé à gauche.  Dans « 9 leçons de sociologie », paru chez Laffont cette année, il tente de démontrer comment les identités culturelles et religieuses continuent d’apporter des repères solides aux individus et aux groupes. Dans son Rapport sur la diversité, paru en novembre 2008, mettant l’accent sur le conflit entre l’idéal républicain d’intégration et la reconnaissance d’une société multiculturelle, l’auteur fait le point sur les grands changements qu’a connu la France. Le Rapport, commandé par la Ministre de l’enseignement supérieur, s’est fondé sur l’audition de 80 personnes et se termine par 47 propositions concrètes visant à introduire plus de diversité dans l’enseignement supérieur.  Dans sa conférence, le sociologue nous a permis de réfléchir avec lui sur la notion même de diversité. Remettant les choses en contexte, il nous a rappelé que c’est Nicolas Sarkozy qui a proposé de réfléchir à l’introduction du mot diversité dans la Constitution française. Certes le mot est passe partout, au moins il a une connotation positive contrairement à d’autres mots comme ethnicisation, multiculturalisme c’est aussi un mot promu par l’écologie : « biodiversité ». C’est également un mot flou, car jusqu’où va la « diversité »: est-ce que les handicaps, les langues minoritaires, la diversité ethnique, religieuse, raciale rentrent dans le vocable ? Le mot évoque à la fois la reconnaissance des différences culturelles et l’idée de lutte contre les discriminations : il fédère ces 2 registres, selon Michel Wieviorka, c’est là un de ses avantages. De plus le mot diversité nous dit très clairement d’arrêter de penser en termes d’homogénéité de la pensée, ou en faveur d’un seul système de valeurs et nous permet de rompre avec la vision du monde selon un modèle évolutionniste. Ainsi, selon l’auteur, le mot diversité évoque la possibilité de vivre ensemble dans nos différences. Il nous rappelle aussi que le mot lui-même est fortement lié au contexte socio-politique, c’est pourquoi, Michel Wieviorka considère qu’il faut éviter de le sacraliser en l’inscrivant dans la Constitution, considérant qu’il vaut beaucoup mieux laisser le temps à la société de l’intégrer et de le digérer . Le sociologue retrace ensuite à grands traits la part de l’histoire française des 30 dernières années qui a porté sur la question de l’identité au sens large. A la fin des années 60, apparaissent des revendications culturelles visant une plus grande visibilité des… bretons, des femmes des homosexuels et des sourds muets. A partir des années 80, la France découvre l’islam, la première affaire de foulard remonte à 1989 ensuite ce sera la demande de reconnaissance du génocide arménien. Dans les années 90, il y aura une demande de reconnaissance des effets néfastes de l’esclavage et de la colonisation. C’est un mouvement de fond : toutes sortes d’identités demandent à exister publiquement. Parallèlement à ce mouvement de fond, on observe un changement dans le débat public français : faut-il faire de la discrimination positive, des ZEP ? Une Commission est créée pour supprimer les lois mémorielles risquant d’encourager la concurrence des victimes. A partir des années 2000, le monde de l’entreprise se déclare intéressé par la diversité : 1700 entreprises signent une Charte de la diversité. L’enjeu est bien entendu économique : s’ouvrir à la mondialisation, c’est avoir une vue globale, c’est aussi pouvoir présenter une palette de managers de toutes origines, de plus des pans entiers de marché doivent tenir compte de la diversité ethnique. A cela il faut ajouter que le monde médical et pharmaceutique prend conscience que la recherche médicale doit tenir compte de la diversité : le métabolisme d’un Japonais et d’un Français diffère, certaines maladies génétiques sont propres à certains groupes humains, à priori ce n’est donc pas faire de la discrimination raciale que de dépister certaines maladies génétiques. Dans le domaine de l’enseignement supérieur, on assiste à une demande plus pressante « d’accomodement » en matière de dates d’examen pour cause religieuse, d’avoir des lieux de prière sur les sites universitaires. Certaines études portant sur la population estudiantine mettent en évidence une discrimination indirecte : la difficulté de trouver un stage ou un job en fin d’études pour les porteurs d’un prénom arabo musulman. Les enseignants ramènent systématiquement ces plaintes à une question plus large de discrimination sociale touchant les couches les plus défavorisées des étudiants or depuis les années 90, des études semblent démontrer que le racisme est vécu aujourd’hui comme un problème de discrimination à connotation ethnique plutôt que sociale. La question des statistiques ethniques a été évoquée de façon assez lapidaire faute de temps. Retenons quelques éléments de réflexion situant le point de vue de Michel Wieviorka : s’il existe bien des études, des travaux à caractère sociologique et journalistique situant certaines communautés comme les homosexuels, les juifs de France, on ne peut les considérer comme des statistiques ethniques. De même, le CRAN a effectué un sondage auprès de 15.000 noirs de France leur demandant notamment s’ils avaient déjà vécu de la discrimination : cette étude se fondant sur l’auto déclaration volontaire et visant la lutte contre la discrimination ne peut être assimilée à des statistiques ethniques qui, elles, figent arbitrairement une représentation ethnique de la société.  L’intérêt de cette conférence et du débat qui s’ensuivit fut aussi de favoriser une vision décentrée dans la mesure où, face à des mutations sociales semblables, on peut prendre conscience de la palette des réponses possibles.  Il reste à lire son ouvrage et à prendre connaissance des 47 recommandations pour introduire plus de diversité dans l’enseignement supérieur.

En savoir plus

Lu pour vous

Identités et débats autour du voile à l’école

par Bruno Derbaix Cet article s’ancre dans mon expérience de professeur de religion dans une école catholique de Schaerbeek.

En savoir plus